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oct
11

Quand un trader quitte tout pour devenir moine

Il y a près de vingt ans, à 28 ans, ce Franco-Américain abandonnait une augmentation de 30% et un confortable bonus offerts par la banque Indosuez où il travaillait pour se retirer dans un monastère. (Il) décida, la « trouille au ventre », de rejoindre l’abbaye cistercienne de Tamié, dans les Alpes, pour se consacrer à la prière et à la fabrication de fromage.[...]

Cette décision avait stupéfait ses proches et sa hiérarchie, persuadée qu’il partait à la concurrence pour une offre plus lucrative…Sur la crise financière, il reste philosophe. « Un gros rhume pour le marché », tranche-t-il, estimant qu’il « y a toujours eu des crises même si celle-ci est particulièrement grave ».

« Je me suis vu à Marseille, où je n’étais jamais allé, où je ne connaissais personne, entouré d’enfants maghrébins à qui je faisais l’école ».
Vision devenue réalité en 1996 avec son arrivée dans les quartiers Nord et la création de la fraternité religieuse St-Paul dans une cité dont 70% des habitants sont musulmans.

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« Aujourd’hui mon salaire annuel de professeur à l’Education nationale correspond à une prime mensuelle de mon salaire de trader à l’époque », mais, poursuit-il, « j’ai infiniment plus de pouvoir en tant que professeur qu’en tant que trader », car « la vraie richesse, c’est l’éducation », « seule apte à changer le monde ».

[+] – l’article.

sept
16

La vraie philosophie

Par Alexandre  |  Texte  |  Un commentaire ?

Ce caractère donc, qui t’a fait toujours désirer ce qui est convenable et noble, préférer être généreux plutôt que riche, ne jamais souhaiter être plus puissant que juste, ni jamais céder aux forces hostiles et perverses : ce caractère divin en toi qui a été engourdi par je ne sais quel sommeil léthargique de cette vie, une Providence secrète a décidé de le provoquer par les diverses et cruelles tribulations que tu sais. Réveille-toi, réveille-toi je t’en prie; tu te féliciteras grandement, crois-moi, de ce que les biens de ce monde ne t’ont flatté de presque aucune de ces faveurs qui captivent les imprudents ; ces biens tentaient de m’enchainer moi-même quand je tenais chaque jour ces propos là, et ils y seraient parvenus si une douleur de poitrine ne m’avait forcé à abandonner une profession vaine et à me réfugier dans le sein de la philosophie. C’est elle maintenant qui me nourrit et me réchauffe, dans ce loisir studieux que nous avons instamment souhaité : c’est elle qui m’a entièrement libéré de cette superstition dans laquelle je t’avais précipité avec moi. C’est elle en effet qui m’enseigne, et qui m’enseigne conformément à la vérité, que rien ne doit être cultivé à fond, et qu’il faut mépriser la totalité de ce qui est perçu par les yeux mortels, de ce qu’atteint un quelconque de nos sens. C’est elle qui promet de faire connaitre clairement le Dieu très vrai et très caché, et qui veut bien le montrer, de façon imminente, comme à travers des nuages diaphanes.

Saint Augustin – Contre les Académiciens Livre Ier, I, 4