Plutôt que de refaire un énième benchmark, intéressons-nous de manière pragmatique et basée sur l’expérience de l’intégrateur, du développeur, du chef de projet et sommes toutes faites, celle l’utilisateur – la mienne en fait…

drupalTous ces CMS PHP sont Open Source et par définition « gratuits », avec quelques innovations pour EzPublish.
Tout d’abord, pour combattre les idées reçues, un tableau comparatif de la présence ou non des fonctionnalités ne sert à rien. Tout simplement  parce que je ne connais pas une seule fonction qui ne se retrouve pas chez l’autre : version mobile, e-commerce, génération PDF de la page, édition en front office, gestion multilingue, gestion multi-sites, workflow, fonctionnalités web 2.0 en tout genre…  Si la possibilité n’est pas native, elle existera sous forme de plugin qui y pourvoira et les communautés respectives sont de toute façon très actives.

eZpublish

Rendons compte, il est des CMS qu’il vaut mieux éviter, parce qu’ils sont obsolètes et/ou franchement complexe à maitriser sur bien des aspects. Typo3 et eZ Publish sont très séduisants sur papier et ont tout pour convaincre les DSI. Mais pour la configuration (déploiement, duplication…), la personnalisation graphique ou technique est un vrai cauchemar pour le développeur/intégrateur qui n’est pas certifié – et encore.  Une fois en place les performances sont au rendez-vous, mais bonjour les sueurs pour mettre en place ou intervenir sur des évolutions…

joomla

Joomla et Drupal sont très en vogue. Malgré une ergonomie discutable de son back-office, Joomla séduit rapidement les contributeurs, là où les développeurs pencheront pour Drupal. Tous deux ont une architecture modulaire et des performances très honorables. Seul le système de template demande un peu d’entraînement (mais reste digeste si l’on compare à typoScript ou eZ Template…). Drupal apparait plus flexible et plus simple en contribution pour les sites à gros volume.

Le plus simple à appréhender pour le développeur et l’intégrateur selon moi est Wordpress. Depuis la version 2.7 les fonctionnalités sont très abouties. Il n’y certes pas de génération (de base) de type smarty mais… c’est tant mieux ! Un intégrateur HTML/CSS trouvera très vite ses marques et le codex Template utilisé par les développeurs est d’une puissante simplicité. Le back-office de Wordpress est très orienté publication au sens Weblog, toutefois ses fonctionnalités CMS ne sont plus en reste, même s’il faut continuer de lui préférer Joomla ou Drupal pour un site avec des règles métiers complexes. En résumé, il est possible de faire ce que fait l’un avec l’autre. Avant de choisir un CMS, il faut dresser les compétences de ceux qui vont réaliser le site comme de ceux qui vont l’utiliser. Puis mettre en exergue les coûts de formation et de maintenance.

wordpress

Sur la flexibilité et la personnalisation, c’est au cas par cas, mais Drupal semble le mieux loti -pur ressenti. Mais encore une fois Wordpress s’en sort très bien aussi avec en prime une vitesse de déploiement inégalée. Enfin une dernière remarque, ces deux CMS sont d’excellents back-offices pour une interface riche type Flex ou Flash grâce notamment à des services très poussés (XML-RPC).

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En marge des CMS Open Source, on pourra s’intéresser à ELGG, pour qui souhaite recréer un facebook – nb : et un langage de template de plus…ou Magento pour qui souhaite recréer Amazon.