oct
11

Quand un trader quitte tout pour devenir moine

Il y a près de vingt ans, à 28 ans, ce Franco-Américain abandonnait une augmentation de 30% et un confortable bonus offerts par la banque Indosuez où il travaillait pour se retirer dans un monastère. (Il) décida, la « trouille au ventre », de rejoindre l’abbaye cistercienne de Tamié, dans les Alpes, pour se consacrer à la prière et à la fabrication de fromage.[...]

Cette décision avait stupéfait ses proches et sa hiérarchie, persuadée qu’il partait à la concurrence pour une offre plus lucrative…Sur la crise financière, il reste philosophe. « Un gros rhume pour le marché », tranche-t-il, estimant qu’il « y a toujours eu des crises même si celle-ci est particulièrement grave ».

« Je me suis vu à Marseille, où je n’étais jamais allé, où je ne connaissais personne, entouré d’enfants maghrébins à qui je faisais l’école ».
Vision devenue réalité en 1996 avec son arrivée dans les quartiers Nord et la création de la fraternité religieuse St-Paul dans une cité dont 70% des habitants sont musulmans.

henry-quinson.jpg
Copyright © 2008 AFP

« Aujourd’hui mon salaire annuel de professeur à l’Education nationale correspond à une prime mensuelle de mon salaire de trader à l’époque », mais, poursuit-il, « j’ai infiniment plus de pouvoir en tant que professeur qu’en tant que trader », car « la vraie richesse, c’est l’éducation », « seule apte à changer le monde ».

[+] – l’article.

Un commentaire ?

*